...DANS
UN SITE HISTORIQUE CHARGE DE MEMOIRE
Découvrez le patrimoine archéologique de Bretagne,
à travers une stèle de l'Age de Fer (350 à
50 av. JC) et la Motte Féodale du Quinquis (KENKIZ
= château fortifié).
Depuis l'époque médiévale, le site du
KENKIZ à été conservé dans sa
globalité.
Vous emprunterez les sentiers et voies déjà
utilisés il y a des siècles
..Les
stèles de l'Age du Fer 750 à 50 av. J.C
Cette pierre, qu peut vous parraître insignifiante au
premier abord, est en fait une stèle datant de l' Age
du Fer (750 à 50 av. J.C). Cette période est divisée
en deux époques: l'époque de Halschtat (750 à
350 av. J.C), et l'époque de la Tène (350 à
50 av. J.C).
La stèle qui est devant vous date de la Tène.
Les coutumes funéraires étant à l'époque
marquée par la crémation, les cendres des
défunts étaient enterrées dans des urnes
individuelles regroupées au sein d'une
nécropole.
Nous ne savons encore rien des fonctions rituelles (feux de
cérémonies, etc...) que
ces stèles pouvaient avoir à l'origine, car trop
peu des rares sites fouillés étaient
intacts. Peut-être la forme et l'importance de chaque
stèle servaient-elle à marquer
le statut des gens dont elle indiquait la sépulture.
Des
stèles de ce types jalonnent les campagnes bretonnes.
Ainsi, on les rencontre au milieu des carrefours ou rassemblées
autours des églises ou des chapelles, notamment dans
le nord du Finistère. Dans ce dernier cas, elles y ont
été déposées dans un but de christianisation.
La fonction de fécondité qu'on leur a longtemps
attribué est parfaitement erronée;
même si la forme phallique de certaines inspire encore
beaucoup de celtomanes.
Trop souvent et à tort appelées menhirs christianisés
lorsqu'elles supportent des croix, elles sont le témoignage
le plus évident de la civilisation celte en Armorique.
Leur forme commune les rendent top souvent anodines aux yeux
des touristes comme de beaucoup de bretons.
La
motte féodale du Quinquis
Les origines des mottes féodales remontent à la
période de troubles qui précéda l'an Mil:
insécurité, famines, guerres, querelles armées
entre seigneurs. C'est ce climat d'insécurité
qui inspire un nouveau type de fortifications, plus sûr
et plus efficace: la motte castrale (qui vient du latin "castrum"
ou château).
Le procédé de sa construction est simple: il suffit
de creuser un fossé circulaire et d'en ramener le remblais
vers l'intérieur afin de former un tertre de terre et
de pierres.
Au sommet de ce tertre, on aménage une plate forme entourée
d'une solide palissade de bois. C'est sur cette plate-forme
qu'est érigé le donjon, tour de bois de plus de
six mètres de hauteur. C'est l'élément
central de la motte.
Le donjon, en bois au XIe et XIIe siècles, comporte un
rez de chaussée et un étage,
souvent surmonté d'un grenier. Le donjon constitue l'ultime
élément de défense, pour
le cas ou l'adversaire réussirait à pénétrer
dans la motte.
Il existe très fréquemment une basse cour accolée
à la motte. C'est une enceinte
(le plus souvent au niveau du sol naturel), entourée
d'un fossé et d'une palissade,
servant à la fois pour abriter les bâtiments domestiques
et comme première fortification.
Car l'accès à la motte se fait toujours par la
basse cour.
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